Bilan national de la rénovation énergétique des bâtiments résidentiels

Dans le cadre de son Observatoire du confort dans l’habitat, Promotelec a dressé, à travers son retour d’expérience du Label Promotelec Rénovation énergétique, son bilan national de la rénovation énergétique des bâtiments résidentiels existants. L’association Promotelec a analysé les données de plus de 17 000 logements ayant fait l’objet de travaux de rénovation énergétique.

Le développement des énergies renouvelables

Si les opérations avant travaux avaient rarement recours aux énergies renouvelables, les rénovations énergétiques contribuent à leur développement. Ainsi après travaux, 29% des dossiers intègrent une énergie renouvelable. En tête, les solutions thermodynamiques (37%) et solaire thermique (36%), suivies par le bois (22%) ; la photovoltaïque et la géothermie étant encore sous représentées (respectivement 3% et 2%).

Des financements qui formatent le choix des solutions énergétiques

Globalement, plus de 30% des dossiers optent pour un changement d’énergie. Les dossiers qui changent d’énergie optent soit pour du gaz naturel, soit pour du bois-énergie ou de l’eau chaude sanitaire issue du solaire thermique. Le gaz naturel gagne des parts de marché, tous logements confondus. Cette énergie permet de chauffer et de produire l’ECS de 51% des logements individuels. En logement collectif, 66% des dossiers sont chauffés par cette énergie et 56% des dossiers ont opté pour cette solution pour l’ECS. L’électricité, première source d’énergie en maison individuelle, arrive en seconde place après travaux (41% des dossiers) et reste en seconde position dans le logement collectif. Pour les dossiers restant à l’électricité et donc d’inscrivant dans une démarche « bas carbone », 44% d‘entre eux sont équipés de systèmes thermodynamiques (pompe à chaleur pour le chauffage et/ou chauffe-eau thermodynamique pour la production d’eau chaude sanitaire). Les 56% restant utilisent des solutions à effet joule ou à accumulation. Le fioul disparaît quasiment au profit de toutes les autres énergies (électricité, gaz naturel, bois-énergie voire réseau de chaleur).

Des rénovations énergétiques globales, de l’enveloppe aux équipements jusqu’aux installations

Pour réduire les besoins énergétiques du logement, les travaux de rénovation mis en œuvre conjuguent de manière quasi systématique :

  • un renforcement de l’isolation de l’enveloppe (4 postes) : plancher haut (combles, toiture-terrasse), plancher bas, façades et menuiseries. Dans 90% des cas, deux de ces quatre postes sont isolés, l’isolation de l’ensemble des postes concerne quant à elle 50% des dossiers. Le choix des parois (toitures, façades, planchers bas) rénovées est corrélé avec leur taux de déperdition de chaleur. Ainsi, sur l’ensemble des dossiers étudiés : 88% ont réalisé des travaux d’isolation au niveau des combles et/ou toitures terrasses, 83% sur les façades, 61% sur les planchers bas et 87% des opérations ont par ailleurs remplacé leurs menuiseries.
  • Un remplacement ou une rénovation des systèmes de chauffage et des systèmes de production d’eau chaude sanitaire (ECS). 95% des dossiers ont ainsi bénéficié du remplacement ou de la rénovation du générateur de chauffage (chaudière gaz, pompe à chaleur, chaudière bois-biomasse, chaudière fioul, effet Joule). Les émetteurs de chauffage constituent également un poste de rénovation courant, même s’il est moins représenté, avec 72% des dossiers concernés. Concernant l’eau chaude sanitaire, 32% des dossiers indiquent un changement d’énergie pour la produire.
  • La création ou la rénovation des installations de ventilation : pour 95 % des dossiers, la ventilation a fait l’objet de travaux. Les maîtres d’ouvrage privilégient des technologies maitrisées avec 67 % de ventilations hygroréglables de type B.
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