Depuis le début du programme de lutte contre la précarité énergétique, près de 70 000 logements ont fait l’objet de travaux de rénovation thermique sur le territoire métropolitain. 673,2 M€ d’aides aux travaux de l’Anah et du Fonds d’aide à la rénovation thermique (FART) ont été engagés permettant la mise en chantier de 1 371,5 M€ de travaux. Mais le programme est victime de son succès et les budgets insuffisants, l’Anah demande de donner en priorité les aides aux ménages très modestes.

Au 15 juin 2014, 18 303 logements logements ont été engagés dans un projet de travaux de rénovation thermique. En 6 mois l’Anah atteint près de 50% de son objectif 2014 (38 000 logements). Blanche Guillemot, directrice générale de l’Anah, a pourtant adressé le 9 juillet aux préfets et aux collectivités délégataires des aides à la pierre, une instruction sur le redéploiement des crédits programmés pour 2014. L’agence va devoir puiser dans ses réserves. Après le conseil d’administration du 12 juin, la directrice générale indiquait avoir « besoin d’au moins 80 millions d’euros de plus pour atteindre les objectifs qui lui sont fixés ». Faute de crédits suffisants, l’Anah va devoir mettre fin aux aides destinées aux ménages modestes (30% des bénéficiaires), en les réservant aux ménages très modestes.

Propriétaires occupants : les aides « Habiter Mieux » assurent aujourd’hui près de 60 % du financement des travaux 

Les aides bénéficient à 69,5 % à des ménages aux ressources très modestes. Cela correspond à un couple habitant hors Île-de-France et dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 26 708 €. 63 959 propriétaires occupants, soit près de 154 000 personnes (dont la moitié appartient à des ménages de 4 personnes et plus) ont bénéficié de l’aide. 39 % de gain énergétique moyen. 17 962 € de travaux en moyenne.

Montant moyen des travauxSi le montant moyen des travaux est d’environ 14 000 € lorsque le gain énergétique est inférieur à 35 %, il s’élève à plus de 28 000 € lorsque le gain est supérieur à 50 %.

La part des logements d’avant 1949 représente 43 % des logements rénovés avec un coût moyen de travaux de 21 500 €. Seuls 17 % des logements concernés ont été construits après la première réglementation thermique datant de 1975 avec un coût moyen de travaux de 15 012 €.

92 % des logements sont des maisons individuelles.

Avant travaux, 61 % des logements sont classés en étiquettes G ou F. Après travaux, les gains d’étiquettes sont significatifs puisque près de 90 % des logements aidés gagnent au moins une étiquette de classe énergétique : 59 % gagnent une étiquette, 23 % deux étiquettes et 5 % au moins trois étiquettes. 

Propriétaires bailleurs bénéficiaires du programme « J’éco-rénove, J’économise » depuis le 1er juin 2013

Il s’agit de travaux lourds de réhabilitation dont le montant s’élève en moyenne à 56 914 €. 77 % des logements rénovés étaient vacants avant les travaux. 3 291 logements de propriétaires bailleurs ont été rénovés avec 64 % de gain énergétique moyen.

Type de conventionnement

Les subventions sont conditionnées au conventionnement du logement (loyer social, très social ou intermédiaire) et à la location à des ménages sous plafonds de ressources.

  • Zone A : agglomération parisienne, Genevois français et une partie de la Côte d’Azur.
  • Zone B : agglomérations de plus de 50 000 habitants, communes en lisière de l’agglomération parisienne, certaines communes littorales et frontalières.
  • Zone C : toutes les autres communes. 

 

Répartition régionale