microscopeLe Prix des Techniques Innovantes pour l’Environnement, distinguant des travaux de recherche publique pouvant faire l’objet d’applications ou de développements industriels, a été décerné au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment pour son projet de balise de surveillance et de diagnostic des polluants de l’air intérieur, notamment des contaminants fongiques.

Développé par le CSTB, ce système, associant rapidité et modularité, constitue une réponse pratique et innovante, en termes de confort et de santé mais aussi de préservation du patrimoine culturel.

Cette balise constitue un outil pratique pour de multiples acteurs, en France comme à l’international : les industriels du bâtiment, les décideurs et gestionnaires des bâtiments publics et privés, les conservateurs de patrimoine culturel, qui veulent préserver la qualité de l’air intérieur des bâtiments mais aussi l’intégrité dans le temps des objets du quotidien ou de patrimoine culturel (tableaux, sculptures…).

En effet, les moisissures peuvent générer diverses pathologies, notamment respiratoires, chez des sujets sensibles (enfants, personnes âgées, immunodéprimés). Elles peuvent aussi considérablement dégrader les supports sur lesquels elles s’installent.

Pour anticiper les conséquences sanitaires et matérielles et exploiter efficacement les données obtenues, le CSTB a développé un outil pratique inédit : une balise de surveillance, intégrant un système d’analyse miniaturisé pour des applications portables fiables.

Une pré-série industrielle, en cours d’élaboration, a fait l’objet de tests en laboratoire. Dès 2015, des actions de démonstration in situ sont envisagées dans des musées, bibliothèques et archives, en collaboration avec le Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH), la bibliothèque nationale de France (BnF) et les Archives nationales.

Ce projet a été lancé en 2007, suite au développement, par la division Agents Biologiques et Aérocontaminants du CSTB, d’un Indice de contamination fongique breveté, permettant de détecter des proliférations récentes ou cachées (derrière un revêtement par exemple). Ce premier outil permettait de diagnostiquer la présence d’un développement de moisissures dans les environnements intérieurs. Avec cette nouvelle balise, il s’agit de surveiller en continu et d’alerter dès les prémices de développement fongique, ce qui représente une grande avancée pour tous les acteurs du bâtiment.