Le chantier du château de Langeais a débuté au mois d’août. Après la découverture de la toiture, l’examen des matériaux a été entrepris par le maître d’œuvre, sa préoccupation étant d’identifier les qualités de l’ardoise afin de la remplacer par un schiste de couleur et de texture similaire. De même, l’état de la volige où sont fixées les ardoises a été évalué par l’artisan et l’architecte des monuments historiques. La partie haute du voligeage a été ainsi reprise en totalité. Cette volige de lames de sapin  cintrées épouse parfaitement la forme conique de la toiture. Sur ces lames, un calepinage d’une grande rigueur a été réalisé afin de marquer l’emplacement des ardoises (pour l’horizontal, il s’agit des pureaux, pour les verticales, des ournes).

Le recours à un savoir faire ancestral pour la pose des ardoises est manifeste. Le travail des ardoisiers est long et minutieux. Celles-ci se chevauchent, comme  des écailles, assurant ainsi une bonne isolation face aux intempéries. La taille s’exécute à l’aide du marteau et de l’enclume. Le geste des ardoisiers est sûr et précis. Au sommet de la toiture, le déchange est une technique très délicate qui consiste à revenir progressivement à des ardoises plus larges en partie haute.

La couverture de la tour sera terminée le mois prochain. Ensuite viendra la pose du nouvel épi de faîtage haut de 8 mètres de la jupe à la hampe, réplique de l’épi de la tour voisine : un exercice spectaculaire.

Charpentier couvreur : entreprise Lebras Frères