Une maison passive bois pour un coût raisonnable

Adepte des maisons passives, l’architecte Gwenn Flachot a bâti sa propre maison en panneaux de bois massif. Construite à Gosné (35), à quelques kilomètres de Rennes, le bâtiment constitue le prototype d’un modèle commercialisé aujourd’hui sous la marque Dreist au prix d’environ 1 700 euros TTC/m²Le système combiné d’isolation thermique et de coffrage JACKODUR Atlas de JACKON Insulation y garantit une isolation efficace sous la dalle porteuse.
L’architecte a construit sa maison sur un terrain situé en centre-bourg de Gosné en Ille-et-Vilaine. Pour cette construction passive, Gwenn Flachot a pris en compte différents facteurs, tels qu’une orientation bioclimatique, une architecture compacte, des matériaux à forte inertie, une isolation renforcée et des vitrages performants.
(Photo : GF Architecture) Si de l'extérieur une maison passive ne diffère pas d'une maison normale, elle consomme pourtant 75 % d'énergie en moins que les nouvelles constructions traditionnelles, voire 90 % de moins que les maisons plus anciennes.

(Photo : GF Architecture)
Si de l’extérieur une maison passive ne diffère pas d’une maison normale, elle consomme pourtant 75 % d’énergie en moins que les nouvelles constructions traditionnelles, voire 90 % de moins que les maisons plus anciennes.

D’une surface habitable de 137 m² sur deux étages, ce type de maison est un lieu de vie idéal pour une famille. « Pour la dalle en béton d‘une épaisseur de 24 cm, nous avons opté pour le système JACKODUR Atlas, qui nous a permis de réaliser une isolation en soubassement avec 25 cm de polystyrène », témoigne l’architecte. « C’est une solution simple et rapide à mettre en œuvre pour une efficacité maximale dans la réduction des ponts thermiques à la base des fondations », poursuit-il.
(Photo: JACKON Insulation) Les éléments préfabriqués du système d'isolation sont parfaitement accordés, et ne présentent que des écarts de tolérances minimales.  Grâce à son système d'emboîtement, l'isolant JACKODUR Atlas est rapidement posé. La combinaison de l'isolation thermique et du système de coffrage ne nécessite qu'une seule étape de travail.

(Photo: JACKON Insulation)
Les éléments préfabriqués du système d’isolation sont parfaitement accordés, et ne présentent que des écarts de tolérances minimales.
Grâce à son système d’emboîtement, l’isolant JACKODUR Atlas est rapidement posé. La combinaison de l’isolation thermique et du système de coffrage ne nécessite qu’une seule étape de travail.

Une isolation thermique dès les fondations
Lors de la conception de sa maison témoin, L’architecte a opté pour une isolation durable de grande qualité, un choix d’une importance capitale pour ce type de construction. Ici, l’isolation ne se cantonne plus uniquement aux façades puisqu’elle commence déjà sous la dalle porteuse. « Celui qui veut atteindre les exigences de la maison passive, a impérativement besoin d’une isolation périmétrique efficace » explique l’architecteSon choix s’est porté sur le système d’isolation thermique et de coffrage JACKODUR Atlas, certifié par l’Institut de la Maison Passive de Darmstadt. Les valeurs d’isolation exceptionnelles, les raccords sans pont thermique, ainsi que la mise en œuvre facile et très efficace ont été déterminant dans le choix final de l’architecte.
Pour l’isolation des parois et des combles, l’architecte a utilisé de la laine de roche. Les parois sont isolées par l’extérieur avec deux couches croisées de 120 mm et 180 mm. Dans les combles, Gwenn Flachot a également opté pour 30 cm de laine de roche.
(Photo: GF Architecture) Pour satisfaire aux exigences des normes d'une maison passive, il est fondamentale de fortement isoler la partie en contact avec le sol. C'est pourquoi une isolation optimale commence dès les fondations, avant la mise en béton de la dalle porteuse.

(Photo: GF Architecture)
Pour satisfaire aux exigences des normes d’une maison passive, il est fondamentale de fortement isoler la partie en contact avec le sol. C’est pourquoi une isolation optimale commence dès les fondations, avant la mise en béton de la dalle porteuse.

L’isolant est constitué de mousse dure de polystyrène extrudé (XPS) et peut supporter toutes les charges de la construction transmises au sol. Outre ses capacités d’isolation exceptionnelles, les panneaux isolants sont particulièrement résistants à la compression, d’une stabilité dimensionnelle à toute épreuve et parfaitement imperméables et imputrescibles en milieu humide. Ce matériau durable et écologique est donc idéal pour une utilisation dans les zones en contact avec la terre. 
La mise en œuvre se déroule en deux étapes, dignes d’un jeu d’enfant. Les panneaux d’isolant sont ensuite posés pour remplir l’espace et former une surface plane. La hauteur de l’ensemble est délimitée par les éléments de coffrage. Par un jeu d’emboîtement simple et intelligent, chaque élément tient en place sans collage ou fixation supplémentaire, même pendant la mise en béton. 
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(Photo: GF Architecture) L’architecte a fait le choix des panneaux en bois massifs pour la structure de cet habitat. Un procédé qui présente des avantages en termes d’étanchéité – un critère absolu en passif – d’inertie et de montage rapide.

FICHE TECHNIQUE DU CHANTIER :
Lieu : Gosné (35)
Surface habitable : 137 m2
Coût : 2.200 euros HT/m2 finitions comprises
Livraison Juin 2013
Maître d’œuvre : Gwenn Flachot, architecte DPLG, GF Architecture 
Isolation : JACKODUR Atlas 250

 

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4 commentaires sur “Une maison passive bois pour un coût raisonnable

  1. Rédac Bâtiment

    Bonjour,

    Suite à votre demande, voici la raison pour laquelle les prix ne sont pas identiques :
    Le prix d’environ 1 700 euros /m2 correspond au prix du prototype de la maison passive de la marque Dreist, celui de 2 200 euros / m2 est le prix de la maison passive de l’architecte Gwenn Flachot, finitions comprises.

  2. Bonjour,

    “Si de l’extérieur une maison passive ne diffère pas d’une maison normale, elle consomme pourtant 75 % d’énergie en moins que les nouvelles constructions traditionnelles, voire 90 % de moins que les maisons plus anciennes.”

    D’accord mais pour quelle énergie grise concernant les matériaux isolants ici utilisés: PSE, laines de roches etc…ces matériaux ont nécessité de l’énergie à la fabrication, combien d’années nécessaires à amortir cette “dette énergétique” initiale.

    Une présentation de cette approche globale de cycle de vie serait très pertinente.

  3. Si le principe de la maison autonome est génial, la réalisation telle qu’on la voit sur la première photo fait malheureusement très industrielle. Après, les goûts et les couleurs…

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