UFE

Alors que le Projet de Loi de programmation pour un Nouveau Modèle Energétique Français fait l’objet de plusieurs présentations pour avis (CNTE, CESE…), l’UFE, qui rassemble des acteurs au cœur de sa mise en œuvre, tient à saluer un texte porteur d’une stratégie bas-carbone. Elle regrette toutefois que le Projet de loi reste en suspens sur quatre questions :

Sur le plan Climatique, si le Projet de loi soutient un objectif très ambitieux de 40% de Gaz à Effet de Serre à 2030, il ne cible pas la principale source émettrice de CO2 : le pétrole. Par ailleurs, en matière d’Efficacité Energétique, l’importance du progrès technique pour réduire l’intensité énergétique de l’économie est sousestimée. De plus, les actions d’économie d’énergie ne sont pas ciblées selon deux critères essentiels : la réduction des émissions de carbone qu’elles peuvent apporter et le retour sur investissement qu’elles génèrent.

Alors que l’Europe place de plus en plus la lutte contre le changement climatique et l’amélioration de la compétitivité de l’industrie sur le même plan, le Projet de loi ignore cet enjeu majeur.

De même, les questions cruciales de financement des investissements nécessaires pour répondre aux objectifs fixés ne sont pas abordées, alors même que la situation économique du pays place cette problématique au premier plan. C’est en effet elle qui conditionnera, notamment, la création d’emplois pérennes.

Enfin, l’oubli de la dimension européenne dans le Projet de loi pose la question de la prise en compte des besoins de sécurité d’approvisionnement dont la réponse ne peut pas être envisagée au seul plan national.