Les instances représentatives du personnel de la Société des Ardoisières d’Angers (Trélazé, France), filiale d’Imerys qui extrait, produit et commercialise des ardoises naturelles, principalement utilisées pour la couverture des toits des monuments historiques ou d’habitations individuelles, viennent d’être informées, du projet d’arrêt des activités de la Société. La Société des Ardoisières d’Angers emploie 153 personnes.

Confrontée depuis plusieurs années à une baisse de qualité de la pierre et à l’épuisement du gisement, la Société des Ardoisières d’Angers a engagé, au cours des 10 dernières années, des moyens très significatifs pour l’exploration et la recherche de nouvelles sources d’ardoise : 3 000 mètres de galeries ont ainsi été creusés et près de 10 500 mètres de sondages réalisés à proximité des gisements actuels. Ces recherches étant restées infructueuses, la Société ne dispose plus, désormais, des matières premières nécessaires au maintien de son activité.

La situation financière de la Société s’est ainsi significativement détériorée au cours des dernières années. Alors que le chiffre d’affaires des 10 premiers mois de 2013 s’est élevé à 10 millions d’euros, la Société a généré une perte d’exploitation estimée à près de 4 millions d’euros. Des mesures de chômage partiel ont dû être mises en œuvre, à plusieurs reprises, depuis le début de l’année 2013.

Un Comité d’Entreprise extraordinaire se tiendra le 29 novembre avec les représentants du personnel pour une présentation détaillée de la situation et afin d’entamer les discussions visant à préparer les étapes à venir pour les salariés et la Société.

La Société s’engage à proposer à chacun des 153 salariés des mesures personnalisées incluant notamment des reclassements dans le Groupe, des aménagements de fin de carrière, des solutions de continuité professionnelle locales et un accompagnement à la réalisation de projets personnels. Des mesures de formation viendront renforcer le dispositif.

Enfin, des projets de reconversion de ses actifs industriels, immobiliers et fonciers seront déployés pour assurer la reconversion du bassin d’emploi.