La fin 2013 et le début 2014 s’avèrent conformes aux évolutions anticipées par la FFB, avec une consolidation en cours dans le logement neuf, un léger repli qui s’amorce dans le non-résidentiel neuf et un segment de l’amélioration-entretien qui affiche des hésitations autour d’une tendance modérément baissière.

Evolutions sur long terme du logement neuf - Source FFB

Evolutions sur long terme du logement neuf – Source FFB

Plus précisément, du côté du logement neuf, les ouvertures de chantier semblent se stabiliser depuis octobre 2013 aux environs de 340 000 unités en rythme annuel. Quant aux permis, ils reculent toujours vivement, à -18,0 % en glissement annuel sur trois mois à fin janvier 2014 (novembre 2013→janvier 2014 / novembre 2012→janvier 2013), soit deux fois plus vite que les mises en chantier. La FFB maintient toutefois son analyse, à savoir que ce mouvement rapide vise avant tout à dégonfler le stock de permis accumulés au cours des dernières années. On ne peut donc en inférer la tendance future des lancements effectifs d’opérations. Il faut par ailleurs noter que le collectif résiste, alors que l’individuel recule encore.

Evolutions de la production non-résidentielle sur long terme - Source FFB

Evolutions de la production non-résidentielle sur long terme – Source FFB

Du côté du non-résidentiel neuf, la tendance globale s’affiche en recul. De fait, hors hôtellerie et locaux agricoles, les glissements annuels sur trois mois à fin janvier 2014 ressortent respectivement à -11,1 % et -3,8 % pour les surfaces de plancher autorisées et commencées. Tous les segments de marché participent de ce mouvement baissier.

Malgré l’absence d’indicateurs sur l’activité du marché de l’amélioration-entretien depuis la fin du troisième trimestre 2013, la FFB estime toutefois que la tendance est, là encore, baissière, mais avec une forte incertitude liée aux atermoiements autour des différents régimes de TVA réduite.

Du côté de l’emploi, l’estimation de fin novembre se confirme avec un recul de 25 000 postes (y compris intérim en équivalent-emplois à temps plein) en moyenne annuelle sur 2013 et un tassement de tendance depuis, qui conduirait à un nouveau recul de 7 000 postes en moyenne annuelle sur 2014.

Quant à l’appareil de production, avec une quasi-stabilité (+0,3 %) des défaillances et une progression spectaculaire des créations hors auto-entrepreneurs (+18,8 %), le secteur de la construction résiste toujours, malgré les maux maintenant endémiques que constituent les délais de paiement clients qui s’allongent et les prix bas.

Au global, dans l’attente d’une reprise économique forte et durable, le seul véritable espoir d’amélioration du marché du bâtiment réside dans une relance de la primo-accession à la propriété pour les ménages modestes et intermédiaires. Pour y parvenir, le retour à un dispositif aussi puissant que le PTZ+ originel (version 2011) s’impose.