ForetDepuis un an les forestiers privés français s’étaient sentis encouragés dans leur engagement à créer des emplois, apporter des solutions environnementales et économiques. Mais paradoxalement ils viennent de découvrir que l’Etat diminuera les moyens du CNPF (Centre National de la Propriété Forestière) de 40 % en 2015.

L’attitude paradoxale du Gouvernement

La forêt fait l’objet de toutes les attentions : filière d’avenir, garante de la biodiversité, pourvoyeuse d’une matière première renouvelable etc. Aujourd’hui l’Etat a pris la décision d’amputer le budget du CNPF de 40 %, le privant de ses moyens d’action.

Fransylva réagit contre cette décision paradoxale et propose des solutions de financement pour permettre à la forêt privée française de maintenir son rôle fondamental de producteur, capteur de CO2, garant de la biodiversité et pourvoyeur d’emplois.

Fransylva propose des solutions

Pour assurer le financement du CNPF, garant de la gestion forestière Fransylva propose trois solutions. D’abord opérer une simplification administrative : la gestion de la forêt doit revenir exclusivement aux structures forestières. Ensuite rééquilibrer les financements en faveur des acteurs locaux, l’Etat français prévoit un milliard d’euros pour le Fonds vert de l’ONU (dédié principalement à la forêt brésilienne), Fransylva propose d’allouer la même somme pour les forêts françaises. Pour finir, la recherche constitue un facteur clé du développement des innovations. Fransylva propose de la favoriser à travers les outils mis en place par le CNPF, ceux-ci ayant prouvé leur efficacité.

La forêt française répond aux attentes de la société et les forestiers d’aujourd’hui apportent de vraies réponses aux questions brûlantes.

Qui sont-ils ?

La forêt privée couvre 23 % du territoire national, impliquant 18 millions de français. Avec 137 espèces d’arbres différentes, la forêt est au cœur des problématiques de production d’une matière première renouvelable et garante du maintien de la biodiversité. Ainsi la forêt française est à l’amont de 440 000 emplois.

Que font-ils ?

L’engagement des forestiers est essentiel pour la production d’une matière première au cœur de l’économie verte, indispensable à la réussite de la transition énergétique en représentant déjà 47 % des ENR. Les emplois ruraux et d’avenir de la forêt ne sont pas délocalisables et ces professionnels agissent pour valoriser la biodiversité et les équilibres naturels, produire un matériau de construction devenu essentiel (aujourd’hui 11 % des bâtiments construits), aménager le territoire et préserver nos paysages.

Le Gouvernement demande aujourd’hui une vraie mobilisation des forestiers… et les prive de moyens

Oui, le Gouvernement compte sur la forêt avec une implication directe dans l’une des 34 filières d’avenir, c’est aussi un maillon indispensable à la transition énergétique avec un potentiel de 30 % de la biomasse. La loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt prévoit un Programme national forêt bois ambitieux.

Le péril

Depuis un an les forestiers privés français s’étaient sentis encouragés dans leur engagement à créer des emplois, apporter des solutions environnementales et économiques. Mais paradoxalement ils viennent de découvrir une sanction de l’Etat qui en 2015 diminue les moyens du CNPF (Centre National de la Propriété Forestière) de 40 %.

Les forestiers devraient recevoir les encouragements de l’Etat, un soutien politique et administratif … or les ressources des forestiers sont amputées.

Le CNPF perdant ses moyens de fonctionnement, ne pourra plus assurer ses missions
fondamentales : promouvoir les documents de gestion durable, former les propriétaires pour devenir de vrais forestiers, renforcer la mobilisation des bois par l’animation territoriale et être acteurs de l’économie, de l’emploi, des équilibres environnementaux et préparer l’avenir avec les moyens de la recherche qui sont indispensables pour faire face en particulier au réchauffement climatique.

Et d’un coup tout cela est ébranlé, devenu irréaliste avec la mise en péril du CNPF.

Où est la logique ? Au moment où le Président de la République annonce un soutien d’un milliard d’euros au fond vert de l’ONU (et donc principalement la forêt brésilienne), le CNPF indispensable au bon fonctionnement de la forêt privée française est amputée de 40 % de sa ressource annuelle !

Fransylva dénonce cette double politique : encouragement d’un côté et sanction de l’autre et propose trois pistes de financement pour assumer son rôle et ses engagements.

Fransylva : trois actions pour pouvoir assumer son rôle et ses engagements

Les finances publiques sont exsangues mais la forêt contribue au redressement de la France. Fransylva voit loin, ne baisse pas les bras et s’investit dans trois directions indispensables.

Simplification administrative : la gestion de la forêt doit revenir exclusivement aux structures forestières

Fransylva affiche aujourd’hui sa volonté de faire prendre en charge par le CNPF les missions forestières aujourd’hui assurées par les Chambres d’Agriculture. Cela allégera leurs charges au moment où elles aussi perdent une partie de leurs ressources, évitera les doublons tout en maintenant une concertation territoriale. Cette mission, assurée par le CNPF sera alors rendue possible par une nouvelle répartition équilibrée la TATFNB (taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti), la forêt privée contribuant pour 68 % (elle ne reçoit en retour à ce jour que 50 %, la différence étant laissée aux Chambres d’Agriculture). Le CNPF et ses composantes territoriales (les CRPF) deviendront le grand établissement au service des propriétaires privés pour assurer une cohérence et un suivi territorial de proximité.

Un milliard pour le CO2 brésilien et l’équivalent pour la France !

Le CO2 n’a pas de nationalité. Capté et fixé en France ou dans le monde, c’est le même. Les sylviculteurs français jouent un rôle prédominant et demandent à être reconnus comme des acteurs environnementaux à part entière. Ils sont responsables et préparent l’avenir. Planter, reboiser, entretenir notre forêt favorise le captage du CO2, la production de l’eau potable, diminue l’érosion, favorise la biodiversité etc. Expert pour Fransylva dans ces domaines, le CNPF a besoin de moyens pour poursuivre ces sujets.

Favoriser la recherche : un devoir pour demain

Le Centre National de la Propriété Forestière dispose de sa propre R&D avec l’Institut de Développement Forestier (IDF) qui s’appuie sur un réseau des propriétaires forestiers (CETEF) pour mettre en œuvre une recherche appliquée sur tout le territoire national. Ainsi l’IDF étudie l’adaptation des forêts au changement climatique, les questions d’économie forestière, de biodiversité etc. Ces sujets sont essentiels pour maintenir une forêt durable en cette ère de changements globaux.

Affaiblir la recherche serait hypothéquer et fragiliser la forêt de nos enfants. Les forestiers demandent le renforcement de leur Institut et le financement de grands sujets en collaboration avec les autres centres de recherche français et européens. C’est notre responsabilité d’avenir.

 

 

Faits et chiffres

Plus d’1/4 du territoire recouvert par la forêt en France, dont 3/4 appartiennent à des propriétaires forestiers privés (10 millions d’ha).

3,5 millions : le nombre de propriétaires forestiers en France, mais 500 000 qui possèdent 9 Millions d’ha.

137 espèces d’arbres différentes.
Une forêt à 62 % feuillue.
2,4 milliards de m3 sur pieds dont 74 % en forêt privée.
85 million de m3 par an : accroissement naturel de la forêt en France (d’après la source IGN). 440 000 emplois dans la filière forêt-bois.

FRANSYLVA
Une marque pour parler au nom de 3,5 millions de personnes, c’est l’idée de Forestiers Privés de France pour promouvoir l’action des sylviculteurs auprès du grand public, des entreprises, des institutions et des médias.
Fransylva est la voix de la forêt privée. Elle a pour vocation de faire connaître et comprendre les enjeux et challenges de la forêt privée dont la production, l’environnement, l’économie et les relations avec la société civile.
La ligne de conduite de Fransylva est claire et tournée vers une exploitation responsable de la forêt :

  • Economie: produire et transformer en France.
  • Environnement: gérer durablement la forêt.
  • Emploi, formation, social: des Hommes au service de la forêt.
  • Relations avec le territoire: une forêt intégrée
  • Engagement dans la filière : cohérence des métiers.