Après une embellie en 2010, le nombre de ventes de terrains potentiellement nus et constructibles en Île-de-France ne cesse de diminuer : – 16 % entre 2010 et 2012 pour atteindre au 1er semestre 2013, 2 931 ventes. La part de la grande cou- ronne reste stable avec 85 % des transactions de terrains.

Entre 2010 et 2012, les prix moyens des terrains de petite et grande couronne évoluent différem- ment : en petite couronne, ils n’ont cessé d’aug- menter pour atteindre 215000€ fin 2012 alors qu’en grande couronne, ils ont d’abord baissé en 2011 avant d’augmenter pour atteindre 146 000 € fin 2012.

Au 1er semestre 2013, les prix semblent indiquer une nouvelle baisse (175 000 € en petite couronne et 128 000 € en grande couronne) qui ne pourra être confirmée qu’à la vue des résultats sur l’année entière, le second semestre étant souvent plus dynamique que le premier.

Les surfaces moyennes des terrains évoluent différemment : en 2009, année où les volumes de transactions et les prix avaient diminué, les sur- faces moyennes des terrains étaient plus impor- tantes, notamment en grande couronne où la sur- face des terrains a progressé de 43% pour atteindre 2 267 m2 en 2009. En 2010, la tendance s’inverse, les transactions repartent à la hausse, les prix aussi ; en grande couronne les surfaces diminuent donc d’autant pour atteindre 1 276 m2. Cela se traduit par une certaine stabilité des prix au m2 en grande couronne sur l’ensemble de la période, avec une moyenne de 450-500 €/m2. En petite couronne, les surfaces sont beaucoup plus petites (aux alentours de 500-600 m2) mais les évolutions sont identiques. À noter qu’en 2012, les surfaces ont atteint 900 m2 en moyenne alors que les prix étaient aussi très élevés.

En petite couronne, le prix au m2 moyen est beaucoup plus volatil : après avoir atteint un point bas en 2008 (638 €/m2), il n’a cessé d’augmenter depuis pour atteindre 1 366 €/m2 fin 2012 et 2 282 €/m2 au premier semestre 2013.

 

Les données DVF
La définition des terrains a été modifiée par rapport aux précédentes notes de conjoncture.
Ont été étudiés, les terrains nus « affectés » a priori à la construction, c’est-à-dire n’ayant aucune vocation agricole, naturelle ou forestière et dont la nature de culture est compatible avec un sol artificialisé ; sans restriction de surface. L’analyse des volumes
et des prix est réalisée sur un échantillon écrêté : 5 % des valeurs les plus faibles et 5 % des valeurs les plus fortes en prix moyen ont été retirés, ce qui permet d’obtenir des moyennes harmonisées.