L’Afpa affiche à fin juin 2014, un chiffre d’affaires de 393 millions d’euros (387 millions d’euros en 2013) et un Excédent Brut d’Exploitation (EBE) de +1 million d’euros, contre -20 millions d’euros l’an dernier à la même époque. Ce résultat probant, qui traduit les efforts de l’ensemble des salariés pour mettre en œuvre le Plan de Refondation, illustre l’aptitude de l’Association à restaurer ses équilibres économiques dans un contexte pourtant peu favorable.

Si le marché des entreprises (CIF, entreprises, alternance) est en effet stable en raison de la croissance atone de l’économie, le marché public est plus contrasté. Les achats de formation de l’Etat (militaires, publics ultra-marins) et de Pôle Emploi sont en progression, alors que ceux des Conseils régionaux (demandeurs d’emplois) fléchissent.

Dans ce contexte, l’Afpa accuse un retard de 3 % par rapport à son objectif de chiffre d’affaires semestriel. Il s’explique essentiellement par un mois d’avril marqué par la sortie des stagiaires du plan 30 000 accueillis en novembre 2013, et un mois de mai où la production a pâti du positionnement défavorable des jours fériés.

« Un jour de production perdu équivaut à une perte de 3,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, mais l’atteinte de notre objectif d’EBE à 2 millions d’euros à fin 2014 (vs -37 millions d’euros en 2013) reste un objectif réaliste, grâce au déploiement de notre nouvelle offre de formation plus souple et plus modulaire » précise Hervé Estampes, Directeur général de l’Afpa.

« Seule une offre de qualité et innovante, qui anticipe et propose des parcours qualifiants, permettra de former le plus grand nombre de personnes sur des durées plus adaptées, et fournir en temps utile les compétences indispensables aux entreprises. La logique de services qui est celle de l’Afpa, assure aux actifs la qualification et les prérequis leur permettant une insertion ou une progression durable dans l’emploi ».