organisations patronales

« Les entreprises et les entrepreneurs, qui sont les acteurs de la croissance et l’emploi, souhaitent pouvoir investir, embaucher, innover en France. Pour cela elles ont besoin de perspectives et de confiance dans l’amélioration de leur environnement. Elles ne veulent plus d’un taux de chômage qui progresse et pénalise si fortement les jeunes et les séniors.

C’est pourquoi, nous vous demandons solennellement de répondre à notre appel par trois actes concrets qui permettront de redonner la confiance en l’avenir pour notre pays et nos concitoyens :

1. Inclure de manière explicite et rapidement l’ensemble du Pacte de responsabilité dans la loi. Cela signifie des textes qui programment clairement sur les trois prochaines années les trajectoires de baisse du coût du travail et de la fiscalité. Cela signifie aussi savoir prendre des mesures efficaces plutôt que de privilégier la posture, et savoir mettre en place des procédures performantes de collaboration entre les acteurs concernés. Ainsi, les décrets prévus sur la pénibilité n’ont pas été assez travaillés et sont aujourd’hui inapplicables et coûteux, les dispositions relatives au temps partiel doivent être ajustées…

2. Mettre en œuvre avec le Parlement un moratoire sur tout texte législatif et administratif qui viendrait complexifier notre réglementation, mettre des contraintes ou renforcer les contrôles et les sanctions sur les entreprises et les entrepreneurs. Notre environnement fiscal et réglementaire a besoin de simplification et de stabilité. Dans ce chantier majeur, il faut engager un véritable travail partenarial qui aille au-delà des postures. Cessons enfin de surtransposer les directives et textes européens.

3. S’attaquer aux réformes structurelles qui permettront une baisse rapide et durable des dépenses publiques. Il est possible aujourd’hui de mettre en œuvre une baisse des dépenses publiques sans toucher à la qualité des services publics et tout en préservant l’investissement qui permet de préparer le futur. Mais il faut accepter de regarder enfin les blocages structurels, de toucher à des tabous ou des dogmes, de moderniser, de capitaliser sur les fonctionnaires et leur envie de faire… Il faut le gérer en commun, sans cliver, et les entreprises sont prêtes à participer et à accompagner cette mutation. Mais il faut que vous acceptiez de lancer enfin cette dynamique au-delà de premières mesures limitées. »

Pierre GATTAZ, Président du MEDEF
Xavier BEULIN, Président de la FNSEA
Stanislas de BENTZMANN, Président de CroissancePlus
Jean-François ROUBAUD, Président de la CGPME
Michel CHASSANG, Président de l’UNAPL
Elisabeth DUCOTTET, Co-Présidente d’ASMEP-ETI
Jean-Pierre CROUZET, Président de l’UPA
Pierre PRINGUET, Président de l’AFEP
Philippe d’ORNANO, Co-Président d’ASMEP-ETI