Le développement urbain de l’IDF se fait essentiellement par le renouvellement de la ville sur elle-même

Entre 2008 et 2012, le développement urbain de l’Île-de-France s’est fait pour l’essentiel par le renouvellement de la ville sur elle-même, et la consommation d’espaces agricoles et naturels s’est fortement ralentie.

occupation des sols

Le MOS (Mode d’occupation du sol) est l’atlas cartographique numérique de l’occupation du sol de l’Île-de-France. Mis à jour par l’IAU îdF tous les 4 à 5 ans depuis 1982, le millésime 2012 est la huitième mise à jour de cet inventaire. Réalisé à partir de photos aériennes, il distingue les espaces agricoles, naturels, forestiers et les différents types d’espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification en 81 postes. Les analyses réalisées sur les évolutions du MOS entre 2008 et 2012 révèlent un tournant : la production de surfaces d’habitat et d’activités a pris majoritairement place dans les espaces déjà urbanisés – par recyclage d’espaces obsolètes – et la consommation d’espaces agricoles et naturels a connu un fort  ralentissement.

Les grands constats 2008-2012

Une consommation d’espace la plus faible depuis 30 ans
La consommation annuelle moyenne d’espaces agricoles et naturels est passée de 1 239 ha/an sur la période 2003-2008 à seulement 647 ha/an sur la période 2008-2012. C’est le rythme de consommation d’espaces agricoles et naturels le plus faible depuis trente ans.

Le recyclage urbain majoritaire
Le recyclage urbain, développement urbain par densification et mutation des espaces déjà urbains, s’est maintenu à un rythme stable autour de 1500 ha/an entre 2008 et 2012.  Mais sa stabilité recouvre des évolutions importantes quant aux types d’espaces urbains qu’il produit :

Un recyclage plus favorable à l’habitat collectif …
Les surfaces aménagées en habitat collectif par renouvellement de la ville sur la ville progressaient au rythme de 132 ha/an entre 2003 et 2008. Depuis 2008, ce rythme est passé à 145 h/an en moyenne.

… et aux activités
Le recyclage urbain crée 6 fois plus de bureaux et 4 fois plus de logistique que les surfaces de bureaux et que les emprises logistiques qui sont détruites. Ainsi, globalement, en dépit du recul des emprises industrielles, le recyclage urbain produit davantage d’espaces dédiés aux activités qu’il n’en détruit.

Le recyclage urbain se diffuse à l’ensemble de la région

Le recyclage urbain est le fait d’une myriade de petites opérations de densification et de réaffectation de l’usage des sols. En plus de quelques grandes opérations, on note en grande couronne des opérations importantes telles que l’ANRU de Meaux Beauval ou encore l’opération de Mantes Université.

Le MOS 2012 est consultable ici : www.iau-idf.fr/cartes/mode-doccupation-du-sol-mos.html

L’Île-de-France 2012 en quelques chiffres clés 

Une région majoritairement agricole
Espaces agricoles, boisés et naturels : 9 337 km² = 77% de l’espace francilien dont près de 50 % d’espaces agricoles, 24 % de bois et forêts et 3 % de milieux naturels et espaces en eaux de l’espace régional.

Un espace urbain dominé par l’habitat individuel 

  • habitat individuel : 35 % des espaces urbains, soit 8 % de l’espace régional pour 1,5 million de logements, espaces verts : 17 %emprises dédiées aux transports : 11 %habitat collectif : 8% de l’espace urbanisé pour 4 millions de logements, activités économiques : 8 % (habitat coll.+ activités éco = 2 % du territoire régional).
  • La petite couronne est à 72 % urbaine et l’habitat collectif y représente 45 %.
  • La grande couronne = + de 4/5 d’espaces naturels et l’habitat individuel y représente 88 %.

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