vue_generaleQuand un industriel chinois cherche à produire du lait en poudre pour les enfants de son pays, il ne lésine pas sur la qualité : il choisit Isigny-sur-Mer, près de Caen, dont la réputation en matière de produits laitiers n’est plus à faire. Et il est tout autant exigeant en ce qui concerne la construction du site de production. Implantée à proximité de la Manche, sur un sol instable, cette nouvelle laiterie était régie par un planning de travaux serré, avec l’impératif d’une mise en production en janvier 2015, soit moins de 18 mois après la pose de la première pierre. Autre contrainte de taille : l’un des 5 bâtiments du site nécessitait la réalisation d’un grand-voile de 12,70 m coulé à 20 m du sol. A priori, l’équation courts délais et coulage grande hauteur semblait périlleuse… A moins de s’équiper de la solution technique qui permet d’aller vite et en toute sécurité, tout en assurant la qualité du béton.

Et la solution, la seule possible selon EIFFAGE Construction Basse Normandie en charge de la construction de la laiterie, s’est avérée être la Box SC 1015 de SATECO, acteur majeur sur le marché du matériel pour la mise en forme du béton. Performante, pratique, facilement superposable et résistant à une pression de 12 tonnes/m2, la Box SC 1015 de SATECO a apporté une réponse efficace à tous les défis techniques de ce chantier. Pour la première fois, la Box a été associée à la passerelle PTECM à plus de 20 m de hauteur : le duo gagnant pour effectuer un coulage précis et rapide, dans les meilleures conditions de sécurité possibles. 

Stabiliser les fondations avant d’entamer la construction en hauteur

Située à proximité de la Manche, la nouvelle laiterie d’Isigny-sur-Mer se compose de 5 zones : bureaux, chargement, magasins, lignes de conditionnement et structure pour cuves pour la déshydratation du lait. Cette dernière zone, appelée zone 3, se présente sous la forme d’un cube de 30 m de large sur 32 m de haut. Véritable défi technique et humain pour les coffreurs de par ses dimensions, ce bâtiment a dû être construit sur un sol instable, composé essentiellement de tourbe.

Cette contrainte a été la première traitée par l’entreprise en charge du chantier car, sans fondations solides, aucune structure de cette hauteur n’aurait pu être viable. Pour ce faire, 800 pieux de fondation ont été installés, avec un coulage de 8 500 m3 de béton.

Les outils SATECO au service d’un coulage grande hauteur sensible et exigeant
Techniquement, la zone 3 se distingue par l’ampleur de ses dimensions, conjuguée au planning très serré imposé par le Maître d’ouvrage la coopérative d’Isigny Sainte-Mère exploitant du site. En effet, entre le coulage du 1er pieu de fondation en août 2013 et la mise en production de la laiterie en janvier 2015, il n’y a que 18 mois de délai. Tout retard de chantier était exclu. Consciente de l’enjeu, l’entreprise mandataire a envisagé plusieurs solutions mais son choix s’est rapidement porté sur la Box SC 1015 de SATECO, l’unique matériel de mise en forme du béton disponible sur le marché capable de gérer simplement et efficacement la grande hauteur, tout en garantissant un fini béton de haute qualité.

Sur ce chantier, la Box SC 1015 s’est distinguée par :

  • sa facilité de mise en œuvre en superposition : cette qualité de la Box a permis de réaliser une série de coulages grande hauteur, en limitant le nombre de montages et démontages qui ralentissent le rythme du chantier. Pour optimiser le rendement, les opérateurs coffreurs assemblaient au sol les banches, dans la largeur et la hauteur souhaitée avant de les déposer grâce à une grue à l’endroit prévu pour le coulage ;
  • sa résistance éprouvée : la Box SC 1015 accepte une pression béton de 12 tonnes/m2, adaptée à un coulage grande hauteur. Ses qualités isothermes la rendent fiable dans des conditions climatiques extrêmes. Cette dernière spécificité prend tout son sens lorsque l’on sait que le vent peut atteindre 140 km/h à 30 mètres de hauteur en Basse-Normandie et que le chantier s’est déroulé au cours d’un hiver 2014 marqué par de fortes précipitations et des vents violents.

Pour atteindre la hauteur de 32 m de voile, plusieurs étapes ont été nécessaires :

  • un premier coulage à 5,60 m a été réalisé avec la Box et un béton classique S4, associé à une armature solide, pour réaliser le socle du voile ;
  • deux coulages à 5,60 m et un troisième à 4,80 m ont permis de monter la structure à 20 m ;
  • la dernière levée a consisté en un voile de 12,70 m sur 30 m de large, coulé à 22 m du sol, avec renforcement du treillis soudé d’armature.

Cette dernière étape a été réalisée par superposition de 4 Box. La sécurité des opérateurs coffreurs a été assurée par l’installation inédite de plateformes de travail en encorbellement type PTECM pour la sécurité périphérique du bâtiment et pour la mise en œuvre de l’outil coffrant.

La PTECM a été mise en œuvre sans déploiement de ses extensibles afin de répondre aux contraintes techniques du voile à coffrer.

« C’est la pièce maîtresse, souligne le responsable du chantier. Nous avons mis en place la passerelle PTE, qui a été raccourcie à 2,40 m et nous y avons ajouté trois attaches AVRI pour reprendre les charges. Quatre hauteurs de Box y ont été associées pour monter à la hauteur voulue. On peut dire que nous avons poussé l’outil dans ses derniers retranchements, surtout avec des vents qui ont pu souffler jusqu’à 140 km/h. »

Il faut rappeler que la plateforme PTECM est issue d’un partenariat technique avec les interlocuteurs du groupe EIFFAGE qui ont collaboré à son cahier des charges. Le groupe EIFFAGE CONSTRUCTION a fait confiance à SATECO pour l’équipement de ses parcs en PTECM régulièrement utilisées avec les attaches volantes AVRI (attache volante réglable de l’intérieur). La performance technique réalisée sur le chantier de la laiterie d’Isigny est également issue d’une collaboration commerciale et technique avec les ingénieurs des équipes travaux et Méthodes d’Eiffage Construction Basse Normandie.

Une méthodologie au cordeau et des cadences soutenues pour tenir les délais impartis
En complément du choix d’un matériel très technique, l’entreprise a mis en place une méthodologie propre au chantier, afin de respecter les délais et la qualité exigés. Ainsi, l’équipe a réalisé une fiche détaillée pour chaque journée de travail, ne laissant ainsi aucune place à l’hésitation ou à l’imperfection. L’entreprise a, en outre, fait appel à ses compagnons les plus expérimentés, et a parfois du passer le rythme de travail aux 3/8 pour rattraper le retard lié aux intempéries de l’automne 2013 et de l’hiver 2014.

Au final, ce sont 28 m de coulage qui ont été effectués tous les trois jours et la cadence est estimée à 1h/m2.