Les catastrophes liées aux inondations ne cessent de se multiplier et de s’amplifier, l’actualité nous le rappelle tous les jours. Néanmoins, des solutions techniques existent pour en limiter les effets et préserver les hommes et les biens.

Ces techniques développées par la société Maccaferri, spécialiste du contrôle de l’érosion et leader mondial des gabions, constituent des solutions à la fois performantes, économiques et écologiques. Ce dossier présente les principaux éléments clefs de cette problématique ainsi que les solutions qui permettent aux ouvrages de faire face aux crues les plus dévastatrices.

La réalité des chiffres en France

Les dégâts meurtriers de la tempête Xynthia en février 2010 (53 décès, plus de 2,5 milliards d’euros de dommages ), comme les crues fluviales du premier semestre 2013, ont montré s’il en est besoin, que le risque d’inondation demeure omniprésent et qu’il s’intensifie du fait du réchauffement climatique et du développement de l’urbanisation.

Les inondations liées à une crue de rivière ou à une submersion marine restent l’aléa le plus courant et le plus alarmant en France. Il concerne plus d’une commune sur trois à des degrés divers, dont 300 grandes agglomérations, et près de 17 millions de Français ! Ces vingt dernières années, l’inondation a été la principale cause de dégâts dus à des catastrophes naturelles et a représenté plus de la moitié du coût des sinistres.

Environ un français sur quatre (soit 17 millions d’habitants) et un emploi sur trois (9 millions d’emplois pour la seule métropole) sont potentiellement exposés au risque d’inondation par débordement de cours d’eau ou submersion marine.

Près de 900 communes côtières sont jugées « particulièrement vulnérables » face au risque de submersion, selon le ministère de l’Environnement. A des degrés divers, environ 19 000 communes sont ainsi soumises à ce risque qui a fait plus de 200 victimes et généré plus de 20 milliards d’euros de dommages entre 1982 et 2010.

La population qui s’installe sur le littoral est en constante augmentation, alors que 57 % des communes de bord de mer ont subi depuis quarante ans des submersions entraînant un état de catastrophe naturelle, et alors que l’érosion côtière grignote 1 320 km de côtes… Or, selon les spécialistes, ce risque va s’aggraver en raison des dérèglements climatiques.

L’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc), dans un rapport remis dès 2009, estimait que d’ici cent ans, l’élévation du niveau de la mer dans une région comme le Languedoc-Roussillon pourrait entraîner 15 à 35 milliards d’euros de dégâts consécutifs à l’érosion ou à la submersion des côtes.

Les habitants des rives de fleuve ne sont pas mieux lotis que ceux du littoral. Près de 85 000 habitants du Loiret habitent ainsi dans une zone que la Loire risque d’inonder, dont plus de 60 000 dans le Val d’Orléans. Un nouvel accès de colère du fleuve, comme ceux qui ravagèrent la région en 1846, 1856, 1866 et 1907, affecterait 25 000 logements et coûterait jusqu’à 2 milliards d’euros pour la seule ville d’Orléans.

Pour autant, Raphael Michau, chargé de mission à l’Association française des établissements publics territoriaux de bassin, rappelle que « la crue est un phénomène naturel nécessaire à la bonne santé d’un fleuve ; elle favorise le transport sédimentaire, rajeunit la morphologie du lit, remet en activité les bras morts et les zones humides, recharge la nappe souterraine. La montée des eaux ne devient une inondation que lorsqu’elle cause des dommages aux personnes, aux biens ou aux activités. »

Gestion des risques d’inondation : une stratégie nationale

Devant l’importance de ces enjeux, la France met en place une stratégie nationale de gestion des risques d’inondation pour préserver les vies humaines tout en veillant à maintenir l’attractivité et la compétitivité des territoires.
L’objectif de mise en sécurité des populations est notamment poursuivi par la mise en

oeuvre du Plan Submersions Rapides dont la vocation, après les événements dramatiques en Vendée et dans le Var en 2010, est de développer, au plan national comme au plan territorial, des actions de prévention des risques visant la réduction des dangers pour les vies humaines.

En juillet dernier, la Commission Mixte Inondation (CMI) a validé les trois grands objectifs de cette stratégie :

  • Augmenter la sécurité des populations exposées
  • Stabiliser à court terme et réduire à moyen terme le coût des dommages des inondations
  • Raccourcir fortement le délai de retour à la normale des territoires sinistrés

Pour atteindre ces objectifs, la stratégie vise également à faire partager la connaissance des risques par tous les publics.

Depuis 2011, 66 Programmes d’Actions de Prévention contre les Inondations (PAPI) et PSR (Protection des digues) ont été établis pour un montant total de travaux de 684M€ dont 263M€ en participation de l’Etat.
Lorsqu’ils sont labellisés, les PAPI ouvrent droit de la part de la caisse des dépôts et consignations à un prêt pouvant aller jusqu’à 50% du montant des travaux, facilitant ainsi le démarrage des travaux pour beaucoup de collectivités.
Actuellement, si 285km de digues sont labellisés, il reste encore 183km d’endiguement à étudier.
Allier les intérêts économiques au maintien des équilibres environnementaux
Réchauffement de la planète ou pas, on constate depuis plusieurs années dans des régions où l’urbanisation s’est fortement développée et où les pratiques culturales ont été modifiées que des phénomènes identiques à ceux rencontrés en montagne se produisent : crues torrentielles soudaines, coulées de boues, fortes dégradations par érosions des bassins versants, etc. ; parallèlement on constate une augmentation du nombre de régions subissant des crues sans précédent dues à une pluviométrie inhabituelle.
Parmi les critères de sélection pour retenir une technique visant à solutionner ces problèmes on retrouve désormais systématiquement son caractère environnemental, sa capacité à s’intégrer à l’environnement en assurant le maintien des équilibres environnementaux.

Les solutions techniques

Face à la violence des éléments, peu d’industriels sont capables d’offrir des solutions à la hauteur de l’attente et des besoins tout en maîtrisant les coûts et en respectant l’environnement.
Fondée en 1879 à la suite d’une crue du fleuve Reno en Italie, le groupe industriel MACCAFERRI est très vite devenue une référence technique dans le domaine de la conception et du développement de solutions de lutte contre l’érosion et celui d’ouvrages de soutènement.

Depuis cette époque, grâce à l’innovation technologique et à une diversification ciblée, MACCAFERRI ne cesse de proposer à l’international des solutions destinées à une large gamme d’applications de génie civil, géotechnique et environnemental.

Dans le cadre de sa politique de recherche et développement, le groupe industriel MACCAFERRI, aujourd’hui leader mondial des gabions, renforce encore les performances et la durabilité de la structure métallique double torsion en lui apportant un revêtement polyamide de nouvelle génération, le PA6. De nouvelle génération, grâce à ses nombreuses qualités, le PA6 confère aux grillages double torsion des caractéristiques physiques et environnementales exceptionnelles.

La longévité de la structure est accrue de 30%, la robustesse intrinsèque de 50 % et la résistance aux UV augmentée. Ce nouveau revêtement offre également une résistance encore plus grande à l’abrasion et à l’impact dans les ouvrages hydrauliques et de protection contre les chutes de blocs.

PA6 de MACCAFERRI est aussi un produit écologique, il ne contient pas de phtalates ou de composants chimiques appauvrissant la couche d’ozone. Il est dépourvu de métaux lourds et n’émet pas de chlorure d’hydrogène en cas de combustion.

Globalement, les structures double torsion (gabions /matelas/grillage) PA6 sont conçues pour apporter la meilleure résistance aux agressions suivantes :

  •  Exposition aux agents atmosphériques
  • Immersion dans l’eau froide
  •  Immersion dans l’eau chaude
  •  Immersion dans l’eau de mer
  • Comportement en conditions souterraines
  • Utilisation dans l’environnement rural
  • Contact avec les substances chimiques
  •  Résistivité électrique du terrain
  •  Teneur de l’oxygène du terrain
  •  Teneur chimique de l’eau (carbonate de calcium, sulfates, ..)

Gabions et gabions matelas : des réponses techniques, économiques et environnementales aux problèmes hydrologiques et de génie civil.

Dans le domaine des ouvrages fluviaux, l’expérience du groupe Maccaferri à l’international lui a permis de rencontrer à peu près tous les cas de figures et de développer des logiciels de conception dédiés (MACRA 1,MACRA2, M.A.QUA).

La technique des gabions sous les différentes formes proposées par MACCAFERRI permet de : 

  •  Reconstituer ou conserver la géomorphologie du site
  •  S’intégrer au site et à l’ environnement
  •  Répondre techniquement aux sollicitations agissantes
  •  Répondre à des contraintes d’aménagement
  •  Répondre à des contraintes paysagères

La faible épaisseur des revêtements en gabions matelas (23 ou 30 cm soit 2 à 3 fois plus faibles que les enrochements) limite l’emprise dans le cours d’eau et conserve une section mouillée importante.

Les gabions matelas 

Les gabions matelas permettent la stabilisation des berges, de résister aux sollicitations hydrauliques et offrent la possibilité d’une intégration végétale. Ils épousent les formes du sol et suivent ses mouvements sans dommage.

Les gabions matelas sont principalement utilisés pour: 

  • les protections de berges, tapis anti-affouillement, déversoirs,
  •   les protections de sortie de buses,
  •   la protection de berges contre l’érosion,
  •   le contrôle de la divagation de lits de rivière,
  •   la délimitation du lit mineur
  •   la défense contre les inondations etc..

Les gabions matelas peuvent être soit à simples diaphragmes ajoutés à la base soit à double diaphragmes fabriqués par pliages à partir d’une seule nappe. France Maccaferri a privilégié le double diaphragme qui offre des performances uniques :

  •  meilleure stabilité sur pente inclinée
  •  meilleur maintien des pierres confinées
  •  plus grande résistance aux flux des canaux et rivières

Les ouvrages en gabions possèdent une grande capacité d’adaptation aux tassements de terrain et de résistance aux charges non prévues. Le monolithisme des structures en grillage double torsion (Gabions, matelas Reno, Terramesh) leur permettent en outre de reprendre des efforts supplémentaires ponctuels non prévus lors de la conception.