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Certaines entreprises agissent sur la biodiversité ; certaines agissent aussi pour la biodiversité. Quand une entreprise se pose la question de l’action, elle a besoin d’outils, de méthodes pour savoir comment agir pour la biodiversité et aller dans le bon sens. Les indicateurs de biodiversité permettent dans un premier temps de prendre la mesure de l’impact et de la dépendance de l’entreprise sur la biodiversité. Cette prise de conscience initiale est un premier pas pour l’action et permettra même ensuite d’intégrer la biodiversité à la stratégie de l’entreprise.
La biodiversité rentre aussi dans les paramètres normaux du reporting extra-financier, et ceci a incité chacun à se poser la question de ses impacts.
Le guide « Mesurer et piloter la biodiversité » est issu des travaux de la Commission biodiversité d’EpE entre 2010 et 2013. La Commission biodiversité, présidée par Daniel Baumgarten, Directeur Développement durable de Séché environnement, regroupe les représentants des entreprises membres d’EpE qui ont partagé leurs expériences et leurs réflexions. Pour favoriser un débat constructif sur le sujet, des experts externes, du monde scientifique et associatif, des pouvoirs publics et des consultants, ont été invités ponctuellement à intervenir et dialoguer avec les membres d’EpE.
Cette publication en quatre parties est destinée aux entreprises qui souhaitent agir, et donc ont besoin d’indicateurs de biodiversité. Une quarantaine d’exemples concrets de la pratique des membres illustrent les étapes clés de l’élaboration et de la mise en place d’indicateurs de biodiversité dans l’entreprise. Pour reprendre Pierre-André de Chalendar, Président d’EpE et PDG de Saint-Gobain, « on ne gère que ce que l’on mesure, en matière d’environnement comme dans tous les actes de gestion » ; mesurer la biodiversité permet de mieux la gérer.
Composée de 48 pages, la publication « Mesurer et piloter la biodiversité » est divisée en 4 grands chapitres illustrés par des cas concrets issus des pratiques des membres d’EpE.
Le chapitre 1, intitulé « Concepts et outils de base » reprend quelques notions de base sur la biodiversité. Synthétique et non scientifique, il rappelle les cinq grands facteurs d’érosion de la biodiversité : l’artificialisation des espaces, la surexploitation des ressources naturelles, les espèces invasives, le changement climatique.
Il décrit les services rendus par la biodiversité et la mobilisation croissante de notre société pour le sujet et pose la difficile question du périmètre pertinent. Ce chapitre se termine par les outils existants pour l’élaboration des indicateurs et en particulier ceux mis en place par la Global Reporting Initiative (GRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD).
Le chapitre 2, « Des indicateurs, pour quoi faire ? » démontre en quoi le fait de se doter d’indicateurs dans le domaine de la biodiversité, sert de levier stratégique aux entreprises. Cette démarche leur permet de développer et appliquer une politique générale concrète et construite sur la base d’indicateurs de progrès. Outil managérial, sociétal et social, elle permet de mobiliser, motiver et fédérer les équipes transversalement dans l’entreprise.
Dans le dernier thème du chapitre, l’intérêt de cette démarche est traité du point de vue de l’anticipation et de la prévention des risques.
À travers deux cas concrets, le chapitre 3 indique « comment élaborer et choisir les indicateurs de l’entreprise ? ». L’état des lieux et les réflexions initiales permettent en général à l’équipe en charge de l’environnement dans l’entreprise de suggérer un premier jeu d’indicateurs. Dans ce chapitre sont abordées les différentes mesures à prendre pour atteindre les objectifs de la biodiversité.
La première partie est consacrée à l’approche économique et le dialogue avec le management.
La seconde au dialogue avec les parties prenantes.
Le 4ème chapitre, « Qu’est ce qu’un bon indicateur de biodiversité », explique qu’en l’absence d’une unité de mesure telle que la « tonne équivalent carbone », et pour permettre aux entreprises d’établir un reporting fiable, il convient que celles-ci utilisent des indicateurs ayant certaines caractéristiques. Les membres d’EpE, dégagent dans ce chapitre les tendances générales sur les conditions d’obtention d’indicateurs pertinents, tels que des indicateurs fondés scientifiquement…