© nikkytok - Fotolia.com

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Pour la première fois l’impact du chantier de la fibre optique a été quantifié et qualifié dans une étude, réalisée par les cabinets Ambroise Bouteille et IDATE. Plusieurs indicateurs estimant le nombre d’emplois à mobiliser et les enjeux en termes de volume de formation vont permettre la montée en compétences de la main d’oeuvre associée au déploiement et la maintenance des réseaux FttH dans le secteur de l’installation. 

Sur la base du Plan France Très Haut Débit qui ambitionne de couvrir 100% des foyers français en Très Haut Débit d’ici à 2022 dont 80% à partir de la fibre optique, 19 250 emplois (équivalents temps plein) pourraient être ainsi potentiellement mobilisés pour assurer le déploiement de la fibre dans le bâti (immeubles et maisons individuelles).

Outre le potentiel du chantier de la fibre en termes d’emplois et de formation, cette étude formule un certain nombre de préconisations d’actions permettant d’amplifier le processus actuel de mobilisation des installateurs, d’aider les entreprises à doter les postes d’installateurs de fibre optique dans le bâti et de poursuivre le travail de structuration d’une offre globale de formation pour être en mesure de faire face aux besoins de main d’oeuvre des entreprises. C’est dans cet esprit que l’Etat, l’OPCA de la construction – Constructys et la filière de la fibre optique regroupée au sein de la plateforme Objectif fibre travaillent d’ores et déjà à l’engagement d’une Action de Développement de l’Emploi et des Compétences (ADEC – volet opérationnel de l’ATP) destinée à assurer une mobilisation durable de la filière de l’installation électrique sur les enjeux de la fibre optique

Les recrutements annuels (externes et internes), nécessaires à la dotation à terme des plus de 19 000 emplois (équivalents temps plein), culminent à près de 6 000 personnes en 2019. Il ne s’agit pas uniquement de collaborateurs issus de recrutements externes mais également de collaborateurs issus de la mobilité interne (cas des grandes entreprises) ou de la polycompétence (cas des petites entreprises affectant une part du temps de leurs techniciens « coeur de métier » sur la fibre optique).

Ventilation

La montée en compétences de la main d’oeuvre attendue nécessite également un important effort de formation : celui-ci doit se traduire, pour faire face aux différents types de profil, à la mise en place d’une filière de formation spécialisée sur la fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH) et à la réalisation de plusieurs milliers de formations d’ici 2022. Pour la seule année 2019, un besoin prévisionnel de 4 450 formations est ainsi identifié. L’étude a conclu à un besoin global de 47 plateaux techniques au niveau national d’ici deux à trois ans pour accompagner la montée en puissance des besoins de formation.

formation

Outre le potentiel du chantier de la fibre en termes d’emplois et de formation, cette étude formule un certain nombre de préconisations d’actions permettant d’amplifier le processus actuel de mobilisation des installateurs, d’aider les entreprises à doter les postes d’installateurs de fibre optique dans le bâti et de poursuivre le travail de structuration d’une offre globale de formation pour être en mesure de faire face aux besoins de main d’oeuvre des entreprises.

C’est dans cet esprit que l’Etat, l’OPCA de la construction – Constructys et la filière de la fibre optique regroupée au sein de la plateforme Objectif fibre travaillent d’ores et déjà à l’engagement d’une Action de Développement de l’Emploi et des Compétences (ADEC – volet opérationnel de l’ATP) destinée à assurer une mobilisation durable de la filière de l’installation électrique sur les enjeux de la fibre optique.