Partie 7 sur 7 du dossier : La troisième révolution industrielle

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La mobilité des personnes et des biens représente 20% de la consommation d’énergie en nord-pas de calais, et repose essentiellement sur les combustibles fossiles. développer les moyens de transport propres – fonctionnant à l’électricité, à l’hydrogène et au biogaz – organiser le déplacement multimodal des personnes et déployer l’internet de la logistique pour la distribution de biens, constituent le socle du cinquième pilier de la troisième révolution industrielle. Cependant – de la même manière que le développement des énergies renouvelables n’a de sens qu’en maîtrisant la question de l’efficacité énergétique – le développement de moyens de transport propres n’a de sens que s’il s’appuie sur des progrès substantiels en termes d’efficacité logistique.

Réduire la demande énergétique liée au transport de 10%, d’ici à 2020, et de 25%, d’ici à 2030, réclamera autant d’innovation et de créativité que la conversion énergétique du parc de véhicules. en s’appuyant sur des infrastructures de dimension européenne très denses (réseau ferré à grande vitesse, ports maritimes, aéroport, voies navigables, ports intérieurs..), des industries de pointe concernées au premier chef (logistique, ferroviaire, automobile, grande distribution, Vpc), une expérience dans la gestion et l’interopérabilité des transports collectifs, le Nord-pas de calais dispose de (presque) tous les leviers pour organiser une révolution de la mobilité. d’ici à 2030, la région pourrait être la première en France à avoir mis en place “l’internet physique de la logistique” et à en définir les modalités pour ses voisines.

„Inventer l’internet de la logistique et des déplacements
avec l’internet de la logistique, les entreprises de transport et de logistique voient s’ouvrir un vaste chantier de rationalisation des flux qui engendrera des économies d’énergies, de temps perdu en embouteillage, d’investissements… démultipliant leur capacité d’absorption et optimisant les délais. ces gains de productivité considérables reposeront sur la mise en commun des modes de traçabilité, de transport et de stockage, au sein de réseaux coopératifs ou sous l’égide de sociétés ayant vocation de supraopérateur. Une infrastructure logistique ouverte offrira aux fournisseurs de services de transports un terrain d’action universel.

Les acteurs institutionnels, cci de région et conseil régional Nord-pas de calais en tête s’attelleront à l’instauration d’une gouvernance dédiée aux projets de mobilité. Un conseil consultatif réunira l’ensemble des parties prenantes (pouvoirs publics, organisations consulaires, experts, entreprises, universités, clusters…), pour détecter les innovations, évaluer leur impact, tester leur faisabilité, organiser leur cohérence et planifier leur mise en œuvre.

le concept d’internet de la logistique s’applique également à la mobilité des personnes, où les problématiques de complémentarité des offres, d’interconnexion des réseaux, de tarification unique des trajets multimodaux, de rôle réservé au vélo ou à la marche, de partage de l’information et d’optimisation des infrastructures ré- clament une coordination dynamique des opérateurs.

La logistique de proximité, également baptisée “logistique du dernier kilomètre” sera le périmètre idéal pour la conception et la mise en œuvre des nouveaux modes de distribution intelligents, appelés à être généralisés. l’exemple actuel des commerces, des entreprises de services ou des chantiers urbains recevant cinq à dix livraisons à quelques minutes d’intervalle permet à lui seul de questionner toute la chaîne d’approvisionnement. la réalisation de plateformes de distribution partagées, fera figure de priorité.

Convertir les véhicules motorisés aux énergies renouvelables
La conversion du parc de véhicules motorisés à l’utilisation des énergies renouvelables restera une des conditions sine qua non de l’objectif “zéro énergie fossile” fixé pour 2050. promouvoir l’installation de stations de recharge pour les véhicules électriques est le premier levier que peuvent actionner les pouvoirs publics pour lever les dernières réticences qui freinent l’essor de ces motorisations.

Amorcer le développement des circuits de distribution d’hydrogène et de biogaz, en commençant par la conversion des flottes d’autobus placées sous la compétence des collectivités locales et territoriales, permettrait de partager les coûts d’installation des premières stations de compression, indispensables au décollage du marché des véhicules à pile à combustible destiné à la clientèle particulière.

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