la table ronde

Acteur engagé auprès de ses applicateurs, Weber réunit chaque année les membres de son Club Façadiers autour de sujets de première importance pour leur activité. La dernière édition a rassemblé les 100 entreprises du Qualiclub Façadiers pour une journée d’échanges rythmée de présentations du marché, des normes et techniques, d’ateliers thématiques et, en nouveauté pour cette session, d’une table ronde d’exception sur le thème de « l’évolution des systèmes constructifs sur le marché du logement neuf ».
Retour sur le succès de cette rencontre …

Une table ronde réunissant intervenants de choix et public motivé !

Le label BBC ou la RT 2012 auraient pu conduire à conditionner l’architecture et révolutionner les modes constructifs. Or, la réalité montre que c’est un peu différent et que les choix architecturaux et techniques restent ouverts. Pas de technique dominante mais des tendances en fonction des marchés, vérité soulignée au travers des échanges de cette table ronde posant la question de « l’évolution des systèmes constructifs sur le marché du logement neuf ? ».

Une question au cœur de l’actualité des façadiers à laquelle Christian Cardonnel, Président de CARDONNEL Ingénierie, Sébastien Cave, Directeur R&D Bouygues Construction, Laurent de Faummertvault, Directeur de régions – Groupe Geoxia, Fermin Galan, Chargé d’étude et environnement Groupe Arcade et Lionel Blancard de Lery, Architecte DPLG – Atelier BLM architecture et urbanisme, réunis autour de Stéphane Miget, Rédacteur en Chef de 5 Façades dans le rôle d’animateur, étaient invités à répondre…

Les débats ont suscité de nombreuses réactions parmi les façadiers qui ont dû s’adapter rapidement à de telles évolutions. Ils ont profité de cette occasion pour se retrouver entre acteurs du même secteur afin d’échanger, de se faire accompagner ; accompagnement que leur devait bien Weber, fidèle à son credo : « Ensemble durablement ».

Sur fond de prospective, les préoccupations du secteur dévoilées… de nombreux points de convergence malgré les différents profils des intervenants…

Si chaque sujet traité a recueilli des expériences différentes des experts (architecte, thermicien, constructeur, etc.), apportant une belle richesse de contenus aux échanges, les conclusions se rejoignaient sur les points suivants :

  • Evolution des systèmes constructifs dans le logement neuf (ITI-ITE)
    La maison individuelle est encore peu sujette à l’ITE. Après une envolée fulgurante dans le collectif neuf, l’ITE enregistre une baisse de son utilisation ; baisse provisoire selon les intervenants. La construction en parpaing ou béton reste majoritaire ; quelques projets en terre cuite émergent mais le tout demeure isolé par l’intérieur de façon traditionnelle. Un système par ailleurs largement performant en maison individuelle, moins soumise aux ponts thermiques que les bâtiments collectifs.
  • Influence de la RT 2012 sur l’architecture des bâtiments en logements neufs
    L’ITE doit être considérée et être envisagée dès la conception du bâtiment pour profiter de toutes ses performances (par exemple, il n’est pas logique d’isoler un mur par l’extérieur pour ensuite venir y apposer des balcons, pignons, et autre zone créatrices de ponts thermiques, note l’un des intervenants). Si la RT a vu l’apparition de maisons « boîtes » dans le but d’en réduire toute déperdition tout en respectant des coûts raisonnables, il convient de réussir à jongler entre un bâtiment étanche et performant mais aussi esthétique et confortable pour l’habitant.
  • Performances et pertinences économiques en logements neufs
    Bien qu’avantageuse sur le plan de l’isolation et de la surface habitable, l’ITE doit être envisagée selon un ratio coût/performances et ce, dès la conception du bâtiment. Une étude préalable s’attachera à comparer le coût rapporté à la performance d’une ITI traditionnelle (ex : 120 €/m2), d’une ITI + rupteur thermique (ex : 180 €/m2), d’une ITE (ex : 210 €/m2) et enfin, d’une isolation répartie (ex : 150 €/m2). Ce ratio simple varie en fonction de chaque projet et permet d’opter pour la solution la plus pertinente au regard de son impact sur le coût global de la solution utilisée.
  • ITE : Esthétiques et couleurs en logements neufs
    Les évolutions techniques et les produits développés par les industriels permettent aux architectes de répondre à des demandes de façades très tendance dans le collectif, jouant avec les couleurs vives et la mixité des matériaux. Pour les entreprises et constructeurs de maisons individuelles, les gammes d’enduits régionaux leur permettent d’offrir des maisons isolées par l’extérieur à l’esthétique « traditionnelle » : un avantage crucial pour vendre de la performance énergétique tout en respectant les spécificités locales, les Bâtiments de France, mais aussi, les réticences des particuliers quant aux façades trop contemporaines.

Ces débats riches et constructifs, furent appréciés des membres du Qualiclub Façadiers Weber pour leur pertinence et pour la qualité des experts sélectionnés par Weber. La table ronde se clôtura par les mots de Christian Cardonnel : « rassurez-vous, on continuera à mettre de l’ITE, c’est même la réponse au programme des 500.000 logements du gouvernement pour augmenter la surface habitable et réduire les consommations d’énergie (…) vous avez beaucoup de travail à accomplir et vous serez demain les gagnants de la performance économique / énergétique ».