Situé en bord de Seine, cet ensemble immobilier abritait des bureaux des services de la Ville de Paris. Il est constitué de deux immeubles associés configurés autour d’une cour intérieure couverte.
Le premier immeuble, au 30 quai des Célestins, est de type haussmannien de la fin du 19ème siècle et comporte 6 niveaux sur rez-de-chaussée. Le second, au n°32 est un immeuble de 1929 dans le style art-déco (Bassompierre, De Rutte et Sirvin Architectes).

À l’issue d’une réhabilitation lourde de 22 mois de chantier, 45 logements pour personnes âgées et 47 logements pour jeunes travailleurs ont été créés.

Un programme original

Ce programme a pour objectif de faire cohabiter dans un même lieu, les locataires de deux structures dédiées habituellement à des publics très différents : une résidence pour jeunes travailleurs et une résidence pour personnes âgées. Le but, étant, par une mutualisation des espaces de service et par une juxtaposition des lieux de vie, de favoriser le « vivre ensemble ».

L’équipe de l’atelier Laurent Niget a ainsi repensé les espaces afin d’organiser les rencontres entre ces deux publics. Les logements sont bien différenciés : les personnes âgées dans le bâtiment art- déco et les jeunes travailleurs dans le bâtiment haussmannien. Les espaces communs sont quant à eux mutualisés, notamment la salle polyvalente, véritable cœur de l’opération, aménagée en lieu et place de l’ancienne cour couverte, tout comme la « Cyber-Papothèque », la salle d’activités, l’entrée, le hall d’accueil, les bureaux, les locaux de services, le salon familial et la laverie.

Cette résidence permet à des séniors et à des jeunes travailleurs de vivre de manière autonome tout en partageant des services et des activités.

Des choix architecturaux et de matériaux dans le respect de l’origine

L’entrée principale de la résidence est située pour les deux structures du côté de l’entrée monumentale donnant sur le Square Marie Trintignant.

La verrière de l’ancienne cour a été remplacée par une couverture gonflable transparente en feuille de ETFE (Ethylène Tetra Fluor Ethylène). Composée de coussins pneumatiques soutenus par une structure légère, ceux-ci sont gonflés à l’air, à faible pression, afin d’isoler ce lieu et de résister aux effets du vent, du soleil ou encore de la pollution atmosphérique.

L’escalier principal au 32 quai des Célestins avec sa belle ferronnerie art-déco comme sa façade en pavés de verre, a été conservé et mis en valeur. Les escaliers secondaires ont, quant à eux, été démolis pour laisser place à un nouvel ascenseur accessible aux personnes à mobilité réduite qui dessert autant les étages des séniors que ceux des jeunes travailleurs.

Les façades sur rue des deux adresses ont été isolées par l’intérieur de manière à en préserver leur aspect (une belle pierre calcaire blonde pour les deux bâtiments). Les façades sur cour du 32 quai des Célestins sont également isolées de l’intérieur montrant ainsi le jeu de briques et béton blanc des années 20. La façade sur cour du n°30 est, quant à elle, isolée de l’extérieur.

Les menuiseries haussmanniennes en bois ont été changées conservant le même dessin sur rue et offrant une véritable isolation acoustique et thermique. Celles du 32 ont retrouvé un dessin proche de celui d’origine identifié sur les documents d’époque. Elles sont en bois et aluminium.

Avec une consommation énergétique de 78 kWhEP/m2SHON/an, cette opération répond aux exigences du Plan Climat de la Ville de Paris pour les opérations de réhabilitation.

Cette opération est certifiée Cerqual Patrimoine Habitat et Environnement.